Subversion du sujet

La philosophie utilise depuis toujours le concept de sujet : sujet de la connaissance, sujet de la conscience, sujet psychologique ... 
La psychanalyse utilise elle aussi le concept de sujet. Cependant, comme le démontre avec insistance l'enseignement de Lacan, la psychanalyse emploie ce concept d'une manière totalement subversive par rapport à l'approche classique de la philosophie.

Le sujet de la psychanalyse n'est pas une autre façon de parler de la personne. Ce sujet est a contrario une entité abstraite résultant du fait que l'être humain n'échappe pas à la structuration par le langage, ce que Freud appelle simplement l'inconscient.
La coupure signifiante est l'opération langagière qui crée le sujet de la psychanalyse.

Le sujet de la psychanalyse n'a jamais d'autre ex-sistence que celle du signifiant qui le représente, ni d'autres relations que celles de ce signifiant avec d'autres signifiants. Il en résulte que l'intersignifiance, désignant les interactions entre sujets représentés par des signifiants, est elle aussi une subversion du concept beaucoup plus classique d'intersubjectivité.


Références