Inconscient

L'inconscient est le cadre du processus de division langagière appliqué au sujet, ce qui permet au sujet barré de pouvoir être représenté par des signifiants, donc de pouvoir s'insérer dans l'intersignifiance qui est le seul et unique moyen des relations entre les sujets.

On peut aussi formuler que l'inconscient est l'intrusion, le forçage du langage en tant que structure dans le sujet humain. C'est ce que disent les phrases de Lacan : «L'inconscient a une structure de langage» et «Le langage est la condition de l'inconscient.»

En d'autres termes, le sujet est forcément dépendant du langage. L'inconscient est simplement l'outil du langage pour entrer dans l'être humain et créer le sujet barré de la division.
L'inconscient est ce qui constitue le sujet.
La notion d'inconscient n'a rien à voir avec la conscience ou la non-conscience.

Ces formulations, et c'est là leur intérêt, montrent bien que l'inconscient n'est pas une entité, mais un processus fonctionnel.
Par extension, l'inconcient est dans tous les cas identifiable au langage lui-même.

Ce que dit le diagramme intitulé «Métaphore de l'inconscient» :

Après que la notion d'inconscient ait été introduite en psychanalyse, une préoccupation de nombreux physiologistes a consisté -- avec juste raison d'un point de vue scientifique -- à rechercher l'instanciation de l'inconscient dans l'organisme, afin éventuellement de confirmer ou infirmer ce concept dont l'apparition n'était pas liée à l'expérimentation organique.
Étonnamment, si l'on aborde cette question du côté de la définition de l'inconscient en tant qu'identifiable au langage, et si l'on s'appuie sur les connaissances physiologiques concernant la latéralisation du cerveau, il apparaît simplement que l'inconscient, ainsi que le cerveau gauche, ont les mêmes attributs définissant la structure langagière. L'inconscient, tel que nous l'utilisons ici, serait similaire à la mise en oeuvre des fonctions langagières fournies par le cerveau gauche pour produire des énoncés.
Bien entendu, cela reste de l'ordre de la métaphore. Reprenant une formulation de Lacan dans le Séminaire 8 (page 412), nous ajoutons : comme les schémas qu'a faits Freud lui-même, il [ce petit montage] n'a aucune espèce, non seulement de prétention, mais même de possibilité à représenter quoi que ce soit de l'ordre de l'organique.

Ce que l'on peut ajouter :

Références